Brocas
Localisation

Brocas : descriptif
- Brocas
Brocas (prononcer [bʁɔka]; Brocars, en occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine)
Au sein du parc naturel régional des Landes de Gascogne, Brocas est traversée par l'Estrigon. La commune a vu sa population sensiblement augmenter au XIXe siècle à la suite de la fondation, par la famille Larreillet, des premières forges de Brocas, en 1832
Cette activité aujourd'hui révolue, fait l'objet du musée des forges de Brocas
À partir des années 1860, la population communale a lentement diminué ; cette tendance s'est inversée depuis le début des années 1980, en partie grâce à la proximité d'une base militaire. Brocas est également une place tauromachique reconnue avec la présence des arènes de Brocas ainsi que de la ganadería de Malabat. Brocas est jumelée avec la municipalité de cantons unis de Latulipe et Gaboury (Québec au Canada). La commune de Brocas est engagée dans une démarche d'ouverture des données publiques ou open data depuis 2011. Les habitants de Brocas sont les Brocassais.
Géographie
Localisation
La commune est située au cœur des landes de Gascogne à une quinzaine de kilomètres au nord de Mont-de-Marsan.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Vert, Bélis, Canenx-et-Réaut, Cère, Garein, Labrit et Maillères.
Géologie et relief
Entourée par la forêt des Landes, la commune se trouve à la limite sud du parc naturel régional des Landes de Gascogne.
On trouve une roche très ferrugineuse, de couleur rouge, la garluche.
Le point le moins élevé se trouve à une altitude d'environ 54 mètres ; il se trouve au sud, à l'endroit où l'Estrigon sort du territoire de la commune. À l'est de la commune, deux points se situent à une altitude d'environ 111 mètres : l'un à quelques mètres de la frontière entre Brocas et Bélis, l'autre un peu plus au sud au niveau du tripoint entre Brocas, Bélis et Maillères.
Hydrographie
Les terres de la commune sont arrosées par l'Estrigon, affluent droit de la Midouze, elle-même affluent de l'Adour. Ses affluents sur la commune sont :
- le ruisseau Las Garrègues, affluent droit qui passe brièvement sur la commune ;
- le ruisseau de Biensang, affluent gauche de 6,4 km qui prend sa source sur la commune limitrophe de Labrit ;
- un ruisseau sans nom, affluent droit de 1,3 km qui coule intégralement sur Brocas ;
- le ruisseau de Champoou, affluent droit de 5 km qui coule intégralement sur Brocas ;
- le ruisseau de Barbe, affluent gauche de 6,3 km qui prend sa source sur la commune limitrophe de Canenx-et-Réaut ;
- Le Bario, affluent droit de 3 km qui coule intégralement sur Brocas ;
La commune se trouve intégralement dans le bassin versant de l'Estrigon et donc dans le périmètre de l'agence de l'eau Adour-Garonne.
Climat
Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique aquitain. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 025 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Mont-de-Marsan à 17 km à vol d'oiseau, est de 13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 918,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Environnement, paysages
Toponymie
« Brocas » est la francisation du mot occitan Brocars (1009), qui se prononce [bru'kas]. Ce nom est formé sur « bròc » (latin brocca = chose pointue > épine) + « -ar » (suffixe collectif végétal, latin -are) + « -s » (renforcement du sens collectif) : terrain à la végétation épineuse (ronces, ajoncs…).
La ville s'appelait précédemment Brocas-Les-Forges, nom lié aux anciennes forges de Brocas. Aujourd'hui, si le nom officiel de la commune est Brocas, les panneaux d'entrée dans le village indiquent toujours « Brocas-les-Forges ».
Villages, hameaux, écarts, lieux-dits
La commune compte plusieurs villages, hameaux, écarts, etc. Les plus importants sont les Forges (en continuité du bourg), Pinchauret (à l'est du bourg) et Bouheben (au nord).
Parmi les toponymes et lieux-dits, on trouve : Barbon, Bécut, Béron, Bertet, Berthoumiou, Biensang, Bonvin, Branens, Cabannes, Camayou, Carrot, Cavin, Champoou, le Coy, Clavé, Coutry, Curron, Espagne, l'Esparbé, Garbay, Gouhuron, le Grand Esquerle, Guiraout, Hourats, Huroucat, Lagun, Laouillerat, Lassalle, les Laurens, Lavigne, Layot, Libon, Loustalet, Loustaou de Haout, Luas, Luc, Maisonnave, Malabat, Marquesot, Maurans, Marquin, Maysouet, Meysouot, Mongin, Mounic, Pepon, Perroutat, le Piada, le Pin, Pouchouta, Poumès, le Ras, Sauques, Tapiot, Toupié, Tuc de Pouy Nègue, Versailles, etc.
Histoire
Antiquité
Des traces de présence humaine sont attestées de longue date. Des vestiges du Néolithique ont été découverts à Labrit et dans la haute vallée de l'Estrigon à Brocas il y a quelques années. A. Chabas rapporte qu'en 1818 « on y détruisit [à Brocas] un tumulus où on trouva plusieurs sarcophages en pierre étrangère au pays que les fossoyeurs cassèrent avec leurs pioches. » (Saintourens, Statistique des Landes, 1847.).
La présence d'une villa gallo-romaine est supposée par la découverte d'une mosaïque au XIXe siècle aujourd'hui perdue. Voir plus bas.
Moyen Âge
L'église de Brocas-les-Forges est sous le vocable de Saint-Jean Évangéliste (Jean (apôtre) ; saint Babile y fut vénéré. Il existait aussi une paroisse S. Laurens (Saint Laurent de Rome), représentée en 1640 au nord du ruisseau de Barbe, entre la paroisse de Brocar et la maison noble de La Sale.
Le Curtem de Brocars' (Curtis) est un fief très ancien. En effet, au Xe siècle, Raymond de Lusignan était le possesseur du fief de Brocas. Dans la période 988-996 Raimond de Lusignan, accorde une charte au comte Guillaume Sanche de Gascogne, concernant une cour dite de Brocas. Ce dernier fit donation de cette cour (curtem de Brocares) à l'abbaye de Saint-Sever qui possédait la dîme de Brocas. Cette dîme appartenait tout entière à l'abbé qui percevait à peu près 2 sols morlans et demi de Fief.
À la fin du XIe siècle et au tout début du XIIe siècle, vers 1105, un cadet, Guillaume-Amanieu est seigneur de Brocas. Il sera présent à la Première croisade aux côtés de Gaston IV de Béarn. Arnaud, son fils, est seigneur de Brocas au début de XIIe siècle ; il sera l'auteur principal de la Maison de Brocas.
Il est bon de noter, que dans l'aire de résidence des Albret, le curtis Curtem de Brocars est le principal fief d'importance près de Labrit distant de sept kilomètres. En effet, de nouvelles découvertes ont démontré que le château de Labrit ne fut construit qu'au XIIIe siècle, entre 1225 et 1230.
XIXe siècle et XXe siècle
Le maître de forges Dominique Larreillet s'associe à ses fils, Adolphe Larreillet et son frère Camille (1796 - 1848), et fonde en 1832 les forges de Brocas. Le 15 janvier 1843, une crue de l'Estrigon est à l'origine de la noyade d'Adolphe Larreillet et de dix-sept ouvriers des forges de Brocas. Son corps n'ayant jamais été retrouvé, une rumeur locale a rapproché sa disparition et le fait qu'il aurait été ce jour-là, porteur de la paye des ouvriers de l'usine. Ce rapprochement est à l'origine d'une chanson nommée La chanson de la noyade de Brocas. Cette chanson retrace l'épisode de la noyade qui causa la mort d'Adolphe Larreillet et constitue un élément oral de la culture locale. Une transcription a été réalisée par Bernard Manciet (poète gascon, né en 1923) sous la dictée de son père Étienne. Bernard Manciet a également réalisé un enregistrement de cette chanson, disponible à la phonothèque de l'Institut d'études méridionales de la faculté des Lettres de Toulouse. Il existe à Brocas un monument en fonte commémorant la catastrophe de 1843.
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Brocas dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260222-180117
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