Nouzilly
Localisation

Nouzilly : descriptif
- Nouzilly
Nouzilly est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.
Géographie
Situation
Nouzilly est située dans la partie sud de la Gâtine tourangelle. Son territoire est très boisé (Bois de Nouzilly au nord, Bois du Mortier au sud et à l'ouest, etc.).
La commune est irriguée de nombreux étangs, sources et ruisseaux. L'une des sources de la Choisille se trouve sur Nouzilly, ainsi que celle d'un des ruisseaux nommé Petite Choisille.
Hydrographie
Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 34,96 km, comprend trois cours d'eau notables, la Choisille (6,222 km) et le Madelon (0,082 km) et le Mortier (2,193 km), et divers petits cours d'eau dont la Petite Choisille (6,052 km) et la Choisille de Beaumont (0,173 km).
La Choisille, d'une longueur totale de 26,1 km, prend sa source à 149 mètres d'altitude sur le territoire de la commune et se jette dans la Loire à Saint-Cyr-sur-Loire, à 42 m d'altitude, après avoir traversé 8 communes. Ce cours d'eau est classé dans les listes 1 et 2 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Au titre de la liste 1, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Au titre de la liste 2, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant. Sur le plan piscicole, la Choisille est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche).
Le Madelon, d'une longueur totale de 13,5 km, prend sa source dans la commune de Saint-Laurent-en-Gâtines et se jette dans la Brenne à Villedômer, après avoir traversé 4 communes. Ce cours d'eau est classé dans la liste 1 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux. Sur le plan piscicole, le Madelon est également classé en deuxième catégorie piscicole.
Le Mortier, d'une longueur totale de 10,5 km, prend sa source dans la commune de Crotelles et se jette dans la Choisille à Cerelles, après avoir traversé 4 communes. Sur le plan piscicole, le Mortier est également classé en deuxième catégorie piscicole.
Cinq zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Choisille de Beaumont de la Plotière au Moulin de la Gravelle », « la vallée de la Choisille de la Harlandière au Château de Baudry », « la vallée de la Petite Choisille de Bourdigal à la Roche d'Ambille », « la vallée du Ruisseau du Mortier du Moulin de Madère au Château de Baudry » et « l'étang du Pont Vert ».
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 709 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Laurent-en-Gâtines à 6 km à vol d'oiseau, est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,1 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
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Toponymie
Le gentilé est : les Nouzillais.
Histoire
Une hypothèse traite du camp romain de Nouzilly comme de quartiers d'hiver des troupes de César en 57 avant J.C., puis en -52 ; l'on sait en effet qu'en -52 César envoya deux tribus hiverner chez les Turons sur la frontière des Carnutes ; les fossés de Nouzilly étaient les restes de l'un des vastes camps établis pour la saison. R. Martinet, au milieu du XIXe siècle, a rapporté des traditions : « une tradition très ancienne semble avoir été conservée au bourg de Nouzilly les souvenirs de la splendeur de ce camp qui lui a donné naissance ; cette tradition dit que le bourg …était autrefois une grande ville connue sous le nom de Cité. Il parait que ce village s'était formé près du cimetière des Romains, car on ne peut fouiller la terre au sud du bourg sans trouver des ossements humains. » Il parle aussi de quatre fontaines qui « rappellent que le culte des eaux était commun aux Gaulois et aux Romains ». Des défrichements importants eurent lieu dans le parallélogramme du camp qui indiqueraient que Nouzilly remonterait à plus de dix siècles avant l'apparition de son nom dans les documents écrits.
Nouzilly faisait partie d'un groupe de dépendances de l'abbaye Saint-Julien de Tours entre le Xe siècle et le XIIe siècle, lors de la reconstruction du monastère entièrement ruiné par les Normands. Selon toute apparence, l'abbaye tentait de se constituer autour de Chanceaux un domaine consistant et homogène ; la donation de la villa de Nouzilly à la fin du Xe siècle en fait preuve. Le domaine de Nouzilly était une propriété allodiale du neveu de l'archevêque de Tours, Ardouin ; il s'appelait Corbon-le-Jeune. La famille féodale, puissante, occupait un rang important dans le comté et son administration, mais les Corbons se dessaisissent au XIe siècle du domaine. La charte de 1064 permettant les moines de jouir de la propriété sera mise en cause en 1238 par le seigneur de Rochecorbon, Guillaume de Brenne (-Mézières) (sa fille Jeanne de Brenne épouse vers 1261 Hervé III (ou IV) de Vierzon), demandant un certain nombre de droits, certains directement contre les dispositions de 1064. Une action forte du diocèse entraînant une excommunication générale du seigneur et de ses complices, a permis aux moines d'ainsi racheter leurs droits féodaux. Des riverains s'installèrent pour pratiquer l'agriculture, l'exploitation du bois et l'élevage de moutons. La première église en pierre sera construite dans le cours du XIe siècle ; il en reste des vestiges dans le mur nord, repérés durant la restauration de l'église en 1865.
Ce n'est pas avant le XIIIe siècle qu'il est possible de se faire une idée de la population nouzillaise. En tête, le seigneur de Rochecorbon qui maintenait une vaste châtellenie : Nouzilly, Chanceaux, Rochecorbon, Reugny, Saint-Ouen-les-Vignes et bien d'autres droits sur Pocé-sur-Cisse, Parcay-Meslay, aux Rochettes, aux Ponts-de-Tours, à Vouvray, Crotelles et Villedômer. Le seigneur intervient à Nouzilly par l'intermédiaire de ses baillis, dont les noms sont connus : Gilles de Pocé, André Berruyer, Mathieu le Bocé, Pierre de Linière, et Marquier qui devaient avoir chacun une circonscription précise. Deux familles nobles se distingueraient au XIIIe siècle : les Nouzilly au Plessis-l'Ormeau avec sa douve circulaire en eau ; et la famille Bocel à la Roche-d'Ambille. Trois autres sont moins solidement assises : les Chesère, les seigneurs de la Garochère et du Moulinet (moulin de Gravot parmi d'autres). On attribuerait 4 à 6 moines au prieuré de Nouzilly, qui se soutiennent par l'exploitation des bois.
L'église Saint-André prend son nom d'une légende du VIe siècle : des reliques de saint André auraient été apportées en 524 de Bourgogne par un Tourangeau, sans doute en provenance de Constantinople, à l'intention de l'église de Tours. Lorsqu'elle fut construite, elle reçut probablement les reliques de Neuvy et fut ainsi consacrée à saint André. Construite en pierre, ses fondations ont été retrouvées lors d'une restauration en 1865. Elle fut flanquée le siècle suivant d'un large clocher pourvu de quatre contreforts avec quatre statues martelées pendant la Révolution : le roi David (?), saint Pierre, saint Paul et saint André (?). Mais l'église prit son aspect extérieur actuel vers 1540, lorsque furent reconstruits le chœur et le sanctuaire. La nef fut recouverte d'une nouvelle charpente. Une voûte en briques fut créée au XIXe siècle. À l'intérieur, sont à noter le bénitier du XVe siècle, et les statues de saint Gilles et saint Roch. L'exploitation des bois fut importante dans la commune. Au XVIIe siècle, une série d'incendies de forêt attirèrent l'attention de Nicolas Esteveau de Lamarche, conseiller du roi, lieutenant des Eaux et Forêts, qui réglementa l'exploitation du bois. Au XVIe siècle, l'extraction de la pierre, en particulier le Turonien, un tuffeau jaune assez dur et fossilifère, se développa avec plusieurs carrières souterraines et à ciel ouvert. Pendant la Révolution, la nationalisation des biens ecclésiastiques devait transformer profondément la commune, car aux monastères vont se substituer de nouveaux propriétaires qui ne tarderont pas à construire des châteaux, et à remanier le paysage au gré de leurs besoins. La vie religieuse de la paroisse ne fut guère troublée avant 1791. Nouzilly fut intégré dans le district de Chateaurenault, Monnaie et Neuvy-le-Roi, et le culte semble s'être maintenu sans interruption, malgré la mutilation des statues du clocher. La totalité des châteaux de Nouzilly (La Roche d'Ambille, la Harlandière, Gué-Chapelle, Charentais et l'Orfrasière) furent construits au cours du XIXe siècle, alors que ses deux anciens manoirs (la Simonnière et Bellefontaine) ont été déclassés et morcelés en logements distincts.
Héraldique
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Les armes de Nouzilly se blasonnent ainsi : D'azur à la tête de cheval de trait d'argent accompagnée de trois coquerelles versées d'or. Utilisé depuis 1985. Création D. Morche, A. Flament (maire). |
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Nouzilly dans la littérature
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Document créé le 03/01/2018, dernière modification le 14/02/2026 c20260227-104011
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