Loché-sur-Indrois

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Loché-sur-Indrois : descriptif

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Loché-sur-Indrois

Loché-sur-Indrois (prononcé /lɔʃe syʁ ɛ̃dʁwa/), nommée Loché (/lɔʃe/) jusqu'en 1897, est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire

Avec une superficie de 7 413 hectares, elle est la commune la plus étendue du département depuis qu'elle a absorbé la commune voisine d'Aubigny en 1823

Sa population n'est pourtant en 2022 que de 472 habitants, valeur sensiblement stabilisée depuis une dizaine d'années, alors qu'elle était forte de plus de 1 200 habitants jusque dans les années 1950

Son économie reste très largement orientée vers l'agriculture où l'élevage tient une part non négligeable, même si une petite industrie d'une trentaine de salariés est implantée sur son territoire. La présence de l'Homme est attestée sur le territoire de Loché depuis le Paléolithique

Cependant, au cours du premier millénaire de notre ère, l'histoire du site est très mal documentée

Ce n'est qu'au Moyen Âge que la fondation de l'abbaye cistercienne de Beaugerais fait réapparaître le nom de Loché dans les chartes et les chroniques

L'histoire de l'abbaye de Beaugerais, fondée au début des années 1150 sous la forme d'un simple ermitage et dirigée à partir de 1609 par Michel de Marolles alors qu'il n'a que neuf ans, rythme celle de Loché, jusqu'à sa disparition en 1792

C'est à partir du Moyen Âge que, sous l'impulsion des moines, ont lieu d'importants défrichements qui permettent la mise en culture d'une partie du territoire, les bois et les forêts étant, à l'époque contemporaine, repoussés aux confins nord-ouest et sud-ouest de la commune. Le patrimoine architectural de la commune est assez diversifié, mais seuls l'église et les vestiges de l'abbaye de Beaugerais sont portés à l'inventaire des monuments historiques

L'extrémité sud-est de la forêt de Loches s'avance sur les terres de Loché-sur-Indrois, ce qui permet à la commune de disposer sur son territoire de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

Géographie

Localisation

Loché-sur-Indrois, commune rattachée au canton de Loches, est située dans l'extrême Sud-Est de la Touraine à environ 52,5 km au sud-est de Tours, préfecture du département d'Indre-et-Loire. Elle est également implantée à 17,4 km à l'est-sud-est de Loches, sous-préfecture et chef-lieu du canton de Loches et à 11,9 km au nord de Châtillon-sur-Indre, dans le département voisin de l'Indre. Loché-sur-Indrois, bien que rattachée au département d'Indre-et-Loire, fait partie du bassin de vie de Châtillon-sur-Indre.

En raison de l'étendue de son territoire communal et de sa position géographique, Loché-sur-Indrois est limitrophe de neuf autres communes dont deux, au sud, appartiennent au département de l'Indre.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

Rose des vents Sennevières et Chemillé-sur-Indrois Villeloin-Coulangé Rose des vents
Saint-Jean-Saint-Germain N Nouans-les-Fontaines
O    Loché-sur-Indrois    E
S
Saint-Hippolyte Châtillon-sur-Indre et Saint-Cyran-du-Jambot (Indre) Villedômain

Géologie et relief

Rattaché au bassin parisien géologique, qui s'étend vers le sud jusqu'au Massif central, le territoire de la commune repose, comme tout le Sud-Est de l'Indre-et-Loire, sur un socle de formations calcaires du Cénomanien et du Turonien déposées par des avancées et des retraits maritimes successifs au Crétacé supérieur. Sur le plateau, ces dépôts sont masqués par des couches sénoniennes — craie blanche à silex (craie de Blois) puis argile à silex (AS) issue de la dégradation des dépôts antérieurs — elles-mêmes recouvertes localement par des limons des plateaux quaternaires (LP). Les sols lessivés qui en résultent, appelés bournais, sont peu fertiles, lourds et difficiles à travailler, même si des drainages récents en ont facilité l'exploitation agricole. Les formations calcaires crayeuses comme la craie de Blois (CB) n'affleurent que là où les cours d'eau (Indrois et ses ruisseaux affluents), par érosion, les ont mises à nu. Les vallées de ces cours d'eau sont recouvertes d'alluvions fluviatiles (All) et le fond de la vallée de l'Indrois est soumis au risque de remontée de la nappe phréatique sous-fluviale, souvent présente à très faible profondeur. Des éboulis (Eb) provenant de la dégradation et de la dislocation des argiles à silex, les perruches selon la dénomination régionale, recouvrent les pentes, en général faibles, qui relient la vallée au plateau.

L'aire du territoire de Loché-sur-Indrois est de 7 413 hectares au , quand la superficie moyenne d'une commune de France métropolitaine s'établit à 1 510,2 hectares. Elle est ainsi la plus grande commune d'Indre-et-Loire et occupe le 320e rang au classement des communes de France métropolitaine les plus étendues.

Son altitude varie entre 98 et 152 m. L'altitude minimale est observée au niveau du lit aval de l'Indrois, au nord, en limite communale de Villeloin-Coulangé tandis que le plateau se développe à une altitude supérieure à 130 m, les points culminants à 152 m se rencontrant en plusieurs endroits du territoire, au sud ou au sud-ouest, dans la forêt de Loches. Le chef-lieu communal, pour sa part, est établi à l'altitude moyenne de 105 m.

Hydrographie et hydrologie

L'Indrois, principal cours d'eau irriguant Loché-sur-Indrois, coule du sud vers le nord en partageant le territoire communal en deux parties inégales, environ trois quarts à l'ouest et un quart à l'est. Contrairement à la situation observée sur les communes en aval, le cours de la rivière est presque rectiligne, sans présenter de vastes méandres. Il reçoit, sur ses deux rives, plusieurs ruisseaux dont l'un des plus importants, le Calais, rejoint l'Indrois en amont du bourg. Néanmoins, certains de ces ruisseaux sont temporaires. L'extrême Sud de la commune est irrigué par plusieurs petits ruisseaux qui confluent pour rejoindre l'Indre au niveau de la commune de Saint-Hippolyte. Le Nord-Ouest du territoire est parcouru par le ruisseau d'Aubigny, coulant vers le nord et tributaire de l'Indrois dans lequel il se jette à Chemillé-sur-Indrois. De nombreux étangs, artificiels ou retenues naturelles aménagées, ponctuent ces ruisseaux. Ce système hydrographique dense se prête de longue date à la construction de moulins, puisque l'un d'eux, sur le ruisseau d'Aubigny, est mentionné dès le Moyen Âge central et que celui de Nointeau, — ce fief est déjà mentionné sur des chartes du XIIIe siècle — sur l'Indrois, en amont du bourg, est important sous l'Ancien Régime.

L'Indrois est une rivière dont le débit peut être sujet à d'importantes variations pouvant occasionner des inondations de plaine, mais cet aléa est surtout à craindre dans la partie aval de son cours, lorsqu'elle a reçu le tribut de plusieurs affluents importants. Au niveau de Loché-sur-Indrois, l'Indrois n'a encore parcouru que 15 km depuis sa source et le risque est moindre, même si en 1872 le bourg a été inondé sous les effets conjugués de la crue de l'Indrois et du Calais.

Cinq zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de l'Indrois de Villedômain à Loché-sur-Indrois », « la vallée des Ruisseaux de Ballon et de Vitray », « du Bois et de Beaugerais », « la vallée du Ruisseau d'Aubigny de Guche Pie à la Courroierie », « la vallée du Ruisseau de Calais » et « la vallée du Ruisseau de Roche et la vallée du Ruisseau d'Aubigny de Guche Pie à la Courroierie ».

Paysages naturels

Une bonne partie du territoire communal a été longtemps recouvert de forêts, dont les derniers massifs de la forêt de Loches et les bois de Beaugerais sont des vestiges. La relative médiocrité des sols agricoles a fait que les défrichements ont été tardifs, ne se développant qu'au Moyen Âge sous l'impulsion des moines de Beaugerais et de Villeloin, qui possédaient une grande partie des terres. Par ailleurs, les terres de l'ancienne paroisse d'Aubigny relèvent certainement d'un processus semblable vers la même époque, car elles forment comme une immense clairière au milieu de massifs forestiers aujourd'hui morcelés, forêt de Loches au nord et bois de Beaugerais au sud. D'autres défrichements, encore plus récents, puis les remembrements de la seconde moitié du XXe siècle ont contribué à créer sur le plateau de grandes étendues consacrées à l'agriculture (céréaliculture et prairies naturelles), même si de nombreuses petites parcelles boisées dispersées subsistent. Les îlots forestiers importants sont désormais cantonnés au sud-ouest (bois de Beaugerais) et au nord-ouest (derniers massifs de la forêt de Loches).

Les pentes, en général peu abruptes, des coteaux, sont elles aussi dévolues à la céréaliculture, avec quelques parcelles de vigne résiduelles. La vallée du ruisseau d'Aubigny, plus encaissée, conserve toutefois son boisement à l'approche de la forêt de Loches.

La vallée de l'Indrois offre un paysage constitué d'une alternance de prairies naturelles ou artificielles, de peupleraies au plus près du cours d'eau et de champs de maïs ou, plus récemment de sorgho, dont les exigences hydriques sont moindres.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 706 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Perrusson à 16 km à vol d'oiseau, est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 730,3 mm. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.

Transport et voies de communication

Infrastructure routière

Le territoire de Loché-sur-Indrois est traversé par deux routes départementales se croisant dans le centre urbain ; la D 9, d'ouest en est, relie Loches à Écueillé ; de moindre importance, la D 11, du nord au sud, assure la liaison entre Montrésor et Châtillon-sur-Indre. À partir du centre de Loché-sur-Indrois et longeant la vallée de l'Indrois vers le sud-est, la D 90 permet de rejoindre la commune voisine de Villedômain. Enfin, ne traversant que l'extrême Est de la commune, la D 675 (ancienne route nationale 675) est une partie d'un itinéraire nord-sud important qui relie Blois à Limoges ; il est possible de l'emprunter depuis le centre de Loché-sur-Indrois via la D 9 ou la D 90.

Transport en commun

La commune de Loché-sur-Indrois n'est desservie par aucun réseau de transport en commun. Un trajet d'un quart d'heure en voiture est nécessaire pour accéder aux réseaux de transports routiers de l'Indre-et-Loire (Fil Vert), de l'Indre (l'Aile bleue) ou à l'une des gares du réseau TER Centre-Val de Loire.


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Histoire

Préhistoire et Antiquité

Des vestiges archéologiques répartis sur plusieurs sites du territoire communal témoignent d'une implantation durable de l'Homme à Loché-sur-Indrois depuis le Paléolithique supérieur. Un petit campement magdalénien (17 000 à 10 000 BP — before present —), a livré environ 230 outils et fragments de silex ; la concentration de ces vestiges dans un rayon de 10 m suggère l'existence d'un petit enclos ou d'une hutte. Une très importante station tardenoisienne (7 000 à 4 000 BP) a été identifiée au sud-est de la commune dans les années 1930 puis fouillée une vingtaine d'années plus tard ; pas moins de 11 750 outils et fragments bruts ou retouchés y ont été retrouvés ; comme précédemment, l'hypothèse d'un groupe de huttes est posée. Succédant directement à la culture tardenoisienne, l'industrie campignienne est représentée à Loché-sur-Indrois par une station sur laquelle ont été retrouvés près de 850 éléments, la moitié étant composée par des outils façonnés, le reste par des déchets de taille plus ou moins retouchés.

Des scories et des déchets de forges ont été retrouvés en plusieurs endroits de la commune, souvent en lien avec des toponymes évoquant cette activité sidérurgique. Non datés avec précision, ces vestiges pourraient être liés à la présence d'enceintes protohistoriques et se rattacher aux époques hallstattienne ou laténienne, comme c'est le cas pour d'autres sites géographiquement proches.

Les indices d'occupation antique sont rares et fragiles : quelques tegulae et quelques tessons de céramique sigillée sur deux sites.

Moyen Âge

Exception faite des livres de Grégoire de Tours au VIe siècle, l'histoire de la Touraine est mal documentée par des sources écrites avant la rédaction des premières chartes des grandes abbayes au XIe siècle ; c'est le cas à Loché-sur-Indrois dont l'histoire pendant le haut Moyen Âge est très peu connue.

Image externe
Charte d'Henri II (1177-1189) rattachant l'abbaye de Beaugerais à l'ordre cistercien, British Museum.

Dans la seconde moitié du XIe siècle, Loché est le théâtre de batailles entre Sulpice Ier d'Amboise et le seigneur Bouchard de Montrésor, son beau-frère, dans le jeu compliqué des alliances et des oppositions des maisons d'Anjou et de Blois. La mention la plus ancienne de Loché date de 1150 et le territoire semble érigé en paroisse dès cette époque. L'événement marquant de ce milieu du XIIe siècle est la fondation de l'abbaye de Beaugerais au début des années 1150 sous la forme d'un ermitage qui se mue en petit monastère augustin. Cet établissement devient très vite cistercien — il n'en a existé que trois en Touraine — ; il se développe rapidement dès le début du XIIIe siècle et il étend ses possessions territoriales. Ses moines participent aux premiers défrichements conséquents du territoire de Loché. La Guerre de Cent Ans cause d'importants dommages à l'abbaye de Beaugerais dont les bâtiments sont pillés et incendiés à plusieurs reprises mais le reste de la paroisse semble plutôt épargné. Les relations ne sont pas toujours faciles entre les moines de Beaugerais et le clergé séculier de la paroisse de Loché, les différends portant le plus souvent sur les prérogatives religieuses des uns et des autres. Dès le Moyen Âge, le territoire paroissial de Loché est réparti entre deux châtellenies : la « sergentise fieffée de Loché » qui couvre la plus grande partie de la paroisse et déborde même largement sur les paroisses environnantes et le petit fief de Loché, rattaché aux châteaux de Montrésor et Sennevières. Cette situation perdure jusqu'à la Révolution française.

Presque aussi ancienne que celle de Loché, la paroisse d'Aubigny, mentionnée dès le début du XIIIe siècle, est alors l'une des nombreuses possessions de Dreux de Mello dans le Lochois, tout comme Orsay, au nord du bourg de Loché, ferme attestée dans un acte de 1248.

Époque moderne

Les guerres de religion ne semblent pas évoquées dans les chroniques relatives à Loché, et leur impact sur la paroisse a dû être réduit même si Claude de la Rue, abbé commendataire de Beaugerais nommé en 1552, s'est converti au protestantisme en 1560 et a abandonné sa charge à ce moment ou peu après. Le XVIIe siècle est marqué par la personnalité de Michel de Marolles qui devient abbé commendataire de Beaugerais en 1609, à l'âge de neuf ans seulement. Devenu adulte, il exerce pleinement cette charge et fait reconstruire une partie des bâtiments de cette abbaye mais, progressivement, son attention se tourne davantage vers l'abbaye de Villeloin dont il est également abbé à partir de 1626.

Révolution française et Empire

La lecture des cahiers de doléances révèle la précarité de la situation des habitants à la fin du XVIIIe siècle, la très grande majorité d'entre eux n'étant pas propriétaires de leur logement, tout comme le poids écrasant des impôts dont seule une faible part parvient jusqu'aux caisses royales après qu'ils sont passés « par trop de mains pleines de glue ». La Révolution française marque un tournant dans l'histoire des deux paroisses d'Aubigny et de Loché qui sont érigées en communes. Le château est vendu comme bien national alors que son premier étage, depuis plusieurs années, sert de grenier à blé dont le poids a endommagé la charpente. L'abbaye de Beaugerais est également démembrée ; il n'y demeurait plus que deux moines. En 1792, l'abbaye est mise en vente, rachetée par son ancien prieur qui meurt peu après. Les bâtiments sont détruits, semble-t-il volontairement, par le nouvel acheteur et leurs pierres réutilisées dans les constructions alentour ; l'église est fouillée à la recherche d'un hypothétique trésor.

La création des communes en 1789 et des départements en 1790 ramène la limite séparant l'Indre de l'Indre-et-Loire entre Loché d'une part et Châtillon-sur-Indre et Saint-Cyran-du-Jambot d'autre part ; cette limite est approximativement celle des diocèses de Bourges et de Tours créés vers le IVe siècle, elle-même héritée des « frontières » des civitates antiques. Ce n'est qu'à partir du Moyen Âge que les droits coutumiers issus de la féodalité ont progressivement abouti à la création d'un province de Touraine élargie — Châtillon et Saint-Cyran en faisant partie — aux dépens de celle du Berry.

Période contemporaine

En 1823, Loché annexe la commune d'Aubigny par ordonnance royale du , devenant ainsi la plus étendue des communes d'Indre-et-Loire. Le rapport préparatoire au roi et le projet d'ordonnance peignent un sombre tableau de la situation d'Aubigny à cette époque, évoquant « un territoire de 1 044 hectares sur un sol ingrat dont 456 hectares incultes, […] une population éparse de 227 habitants [parmi lesquels] seuls le maire et un de ses concitoyens savent signer leur nom. ». À l'occasion de cette réunification et de la suppression de la paroisse d'Aubigny qui l'accompagne, le conseil municipal et le conseil de fabrique de Loché s'affrontent, réclamant l'un et l'autre le produit de la vente de l'église d'Aubigny, ainsi que son mobilier et sa cloche ; le conseil de fabrique obtient, au moins partiellement, gain de cause puisque la cloche est installée dans l'église de Loché-sur-Indrois. Il ne reste plus de trace de l'église paroissiale d'Aubigny mais la cour de l'ancien presbytère occupe l'emplacement du cimetière. En 1897, la commune prend le nom de Loché-sur-Indrois.

La Première Guerre mondiale se révèle particulièrement meurtrière pour Loché-sur-Indrois puisque 72 soldats trouvent la mort lors des combats, dans le Nord de la France et en Belgique, soit un habitant sur 19 sur la base du recensement de 1911.

Le maquis Césario, du surnom de son chef, le lieutenant Édouard Bretegnier, dans la clandestinité, se rattache à l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA). Il opère dès le printemps 1944 dans le sud de la Touraine puis recrute une partie de ses membres sur Loché-sur-Indrois et se cantonne dans les bois de Beaugerais entre le 8 et le 12 août avant d'établir ses quartiers, pour des raisons de sécurité, dans la forêt de Verneuil-sur-Indre. Les bois de Beaugerais servent également de lieu d'exécution de prisonniers du maquis, comme pour ce milicien de Genillé qui y est abattu le . Le , les troupes d'occupation refluent vers le nord ; des escarmouches ont lieu sur leur passage et un habitant de Loché-sur-Indrois est abattu sur la commune voisine de Nouans-les-Fontaines. Cinq autres habitants de la commune perdent la vie au cours de la Seconde Guerre mondiale.


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Héraldique

Les armes de Loché-sur-Indrois se blasonnent ainsi :

De gueules à une crosse contournée d'or, aux deux loches contournées d'argent nageant l'une sur l'autre brochant en cœur sur le tout.

Armes parlantes. La Loche de rivière est un poisson d'eau douce.


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Loché-sur-Indrois dans la littérature

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